Oh, what a show! IFTM Top Resa 2019 ticked all the boxes…

Exclusive Interview – Frédéric Lorin – Tourism Division Director, Reed Expositions France

As IFTM Top Resa 2019 closed its doors for the final time on Friday 4 October, we asked Frédéric Lorin – Tourism Division Director, Reed Expositions France – to give us his wrap on the show.

We are finishing IFTM Top Resa 2019 on a positive note in terms of visitor numbers compared to last year. This is all the more encouraging as it must be said that there is a “Thomas Cook effect”. That is to say there were a number of network managers who had asked their agency staff to stay as much as possible in the agencies to deal with the volume of cancellations due to the number of Thomas Cook files that have to be dealt with. In any case, the good news is that while I don’t know what the amplitude is of the effect, we still had more visitors this year. I will give the final figures out as soon as we have compiled and confirmed them. 

There were a number of “novelties” at IFTM Top Resa this year, among which were the Coach operators’ village, the Innovations village and the grouping together of all the French players in one “village” as well. How has this gone down? 

By the end of the show, I think I will have walked 47 km. As usual, I like to get around and get the “pulse” of what’s happening throughout the show as it’s going on. The feedback has been quite good. No show ever has 100% satisfaction rating, but globally the feedback is good. The use of Hall 1 has something to do with this. I think I can say that I have been very proud of “Destination France”. In the past, we had a lack of scenography and “look” for Destination France. I think this year, having spoken to the majority of the French exhibitors, there was a sentiment that the centrally placed “Eiffel Tower”, while being perhaps a cliché, was nevertheless a strong symbol for Destination France – and I think we should retain that. Then for the first time, there was real harmony in the colour and construction of the stands.  Also new was the Coach operators’ village. I must say that when we first had the idea, I told myself, ‘If we have four or five exhibitors for this first year, that would be good”, and in fact we had 12. So I am very happy about that. I have spoken to each of them and they all agree it is a good idea that should be continued. 

How important is political support for a show like this? On Thursday, we saw a visit by the Secretary of State to Foreign Affairs.

It has an importance that should be equivalent to the weight of the tourism sector to the national economy. There is a difficulty either of comprehension, or apprehension. We always repeat the figures. It’s 7% of France’s GDP; it’s two million jobs, so we should have real support from the Government, by their active presence at shows… and not just ours… because it is an industry that represents more as part of the French economy than the automobile industry. It’s true that it can be a little complicated to organise an inauguration with Government representatives. But that said, I thank, wholeheartedly, without being disingenuous, Jean-Baptiste Lemoyne, who was supposed to spend at the most an hour and a quarter at the show, and in the end spent two and a half hours. One can say he truly played ball, and I thank him for that. 

As in other years, a number of Tourism Ministers from other nations were here. That’s a good sign. 

Yes, there were a number at the ribbon-cutting ceremony, and I find that exemplary. It’s wonderful, and I believe it is a great example to follow, as these people travel thousands of kilometres to come to the show, to defend their tourism industry. They spend several days here, and dedicate a great deal of importance to the sector. It’s an important part of each nation’s economy and it should be treated that way by all governments. 

What’s the hardest part of putting a show like this together successfully? 

The hard part is managing to bring together, in one place, in a short space of time, companies which, while they work together, occasionally have diverging interests. You have to create a kind of alchemy in order to create a balance. One of the biggest challenges is finding subtle ways to avoid the interests of one exhibitor overshadowing those of another. 

What surprised you or gave you the greatest pleasure at the show this year? 

In a general manner at the show, what gives me the greatest pleasure is the innovations we bring each year. For the past five years, I have been working on “evolving” the show each year; proposing new things; because a show needs to take account of the end customers. One should not hide behind one’s little finger. A trade show is an expensive exercise. It’s an investment for the participants. The participants need to get value for their money, and I believe with all the innovations we bring each year, they get that. 

One sentence to describe this year’s show? 

The show must go on… 

Photo: Frédéric Lorin, Tourism Division Director, Reed Expositions France – © Maya Angelsen


Oh, quel salon ! IFTM Top Resa 2019 a coché toutes les cases…

Entretien exclusif avec Frédéric Lorin, Directeur de la division Tourisme de Reed Expositions France

Alors qu’IFTM Top Resa 2019 fermait ses portes pour la dernière fois le vendredi 4 octobre, nous avons demandé à Frédéric Lorin, Directeur de la division Tourisme de Reed Expositions France, de nous faire part de ses impressions sur le salon de cette année.

Nous finissons IFTM Top Resa 2019 sur une note positive en termes de nombre de visiteurs par rapport à l’année dernière. C’est d’autant plus encourageant qu’il faut avouer qu’il existe un “effet Thomas Cook”. C’est-à-dire qu’un certain nombre de gestionnaires de réseaux ont demandé à leur personnel de rester autant que possible dans les agences pour gérer le volume des annulations en raison du nombre de dossiers de Thomas Cook à traiter. Quoi qu’il en soit, la bonne nouvelle est que, même si je ne connais pas l’amplitude de cet effet, nous avons eu plus de visiteurs cette année. Je communiquerai les chiffres définitifs dès que nous les aurons compilés et confirmés.

Le salon IFTM Top Resa a proposé plusieurs nouveautés cette année, parmi lesquelles le Village Autocaristes, le Village Innovation et le regroupement de tous les acteurs français dans un même Village. Quels sont vos retours ?

À la fin du salon, je pense avoir fait 47 km à pied. Comme d’habitude, j’aime bien me déplacer et avoir le pouls de ce qui se passe tout au long du salon. Les retours ont été plutôt bons. Aucun salon n’a jamais obtenu un taux de satisfaction de 100 % mais, globalement, les commentaires sont bons. L’utilisation du Hall 1 a quelque chose à voir avec cela. Je pense pouvoir dire que j’ai été très fier de “Destination France”. Par le passé, nous manquions de scénographie et de “look” pour Destination France. Je pense que cette année, après avoir parlé avec la majorité des exposants français, il y avait un sentiment que la “Tour Eiffel” située au centre, tout en étant peut-être un peu cliché, était néanmoins un symbole fort pour Destination France – et je pense que nous devrions conserver cela. Ensuite, pour la première fois, les stands étaient en parfaite harmonie, tant par leurs couleurs que par leur construction. Autre nouveauté : le village des autocaristes. Je dois dire que lorsque nous avons eu cette idée pour la première fois, je me suis dit: “Si nous avons quatre ou cinq exposants pour cette première année, ce serait bien”. Et en fait nous en avons eu douze. Je suis donc très heureux. J’ai parlé à chacun d’entre eux et ils sont tous d’accord pour dire que c’est une bonne idée qu’il convient de poursuivre.

Quelle est l’importance du soutien politique pour un tel salon ? Jeudi, nous avons assisté à la visite du secrétaire d’État aux Affaires étrangères.

Son importance doit être équivalente au poids du secteur du tourisme dans l’économie nationale. Il y a une difficulté de compréhension ou d’appréhension. Nous répétons toujours les chiffres. Le tourisme représente 7 % du PIB de la France et deux millions d’emplois. Nous devrions donc avoir un réel soutien du gouvernement, de par sa présence active aux salons… et pas seulement aux nôtres… car c’est une industrie qui représente plus pour l’économie française que l’automobile. Il est vrai qu’il peut être un peu compliqué d’organiser une inauguration avec des représentants du gouvernement. Mais cela dit, je remercie de tout coeur, sans hypocrisie, Jean-Baptiste Lemoyne, qui était censé passer au maximum une heure et quart au salon et y est resté finalement deux heures et demie. On peut dire qu’il a vraiment joué le jeu, et je le remercie pour cela.

Comme les années précédentes, un certain nombre de ministres du tourisme d’autres pays étaient présents. C’est bon signe.

Oui, il y en avait un lors de la cérémonie d’inauguration et je trouve cela exemplaire. C’est merveilleux, et je pense que c’est un excellent exemple à suivre, car ces personnes parcourent des milliers de kilomètres pour venir au salon afin de défendre leur industrie touristique. Ils y passent plusieurs jours et accordent une grande importance au secteur. C’est un élément important de l’économie de chaque pays et tous les gouvernements devraient le traiter de la sorte.

Qu’est ce qui est le plus difficile pour réussir à organiser un tel salon ?

La difficulté consiste à réunir, dans un lieu unique et dans un court laps de temps, des entreprises qui, tout en travaillant ensemble, ont parfois des intérêts divergents. Il faut créer une sorte d’alchimie pour créer un équilibre. L’un des plus grands défis consiste à trouver des solutions subtiles pour éviter que les intérêts d’un exposant ne l’emportent sur ceux d’un autre.

Qu’est-ce qui vous a surpris ou vous a procuré le plus grand plaisir lors du salon de cette année?

De manière générale, ce qui me fait le plus plaisir, ce sont les innovations que nous apportons chaque année. Au cours des cinq dernières années, j’ai travaillé sur l’évolution constante du salon afin de proposer de nouvelles choses ; car un salon doit prendre en compte les clients finaux. On ne doit pas se cacher derrière son petit doigt. Un salon est un événement coûteux. C’est un investissement pour les exposants. Ils doivent en avoir pour leur argent et je pense qu’avec toutes les innovations que nous apportons chaque année, ils l’obtiennent.

Une phrase pour résumer le salon de cette année ?

The show must go on… 

Photo : Frédéric Lorin, Directeur de la division Tourisme, Reed Expositions France – © Maya Angelsen