Otavalo, the most Quechua of Ecuadorian cities

As part of IFTM Top Resa’s partnership with the AJT (France’s Association of Travel Journalists), we bring you each day a “postcard” from a different location with an interesting story to tell. Since 1997, the AJT has grouped together around 165 journalists working in the field of tourism, across different mediums.

Otavalo, a Quechua city two hours from Quito, the capital, is first known for its craft market, one of the largest of its kind on the continent with colourful stalls showcasing hats and ponchos, jewellery and carpets. The city is even more crowded on Saturday, during its huge cattle market: calves, cows, pigs, but also horses and guinea pigs – a popular dish in the region – are negotiated fiercely.

But Otavalo is also the Equatorial city that celebrates one of the most amazing Inca festivals, the Inti Raymi, the summer solstice. Black or blue ponchos and white pants for men, dark skirts and embroidered blouses for women, braided long mat and headgear for all: it’s about looking good. 

On the morning of June 20, groups of musicians invade the streets, sing folk tunes, and drag people around them in crazy rounds. During the day, the excitement raises as much as the bottles of brandy go down. As the evening falls family or friends, all hurry into long processions as it is the moment of the ritual baths in the cascade of Peguche. There is a carnival atmosphere around barbecues as hundreds of people sing and dance in a cacophony that borders on the trance. By clusters, in the dark, everyone heads to the waterfall. Originally only men – dancers and musicians – plunged into the fresh water but now they are joined by tourists who come to mingle with this fervour. 

The next day, the festivities start early, musicians tirelessly repeat their tunes, followed this time by dozens of women who stop in front of houses, offering traditional dishes and baskets of fruits to the inhabitants: the year will be prosperous. Then groups from different parts of the city converge on the main square. It is a game of who will play the loudest, attract the most dancers with them, or show their greatest joy. The night will be long.

Pascale Missoud, journalist

Photo: Costumes during the Otavalo festival


Otavalo, la plus quechua des villes équatoriennes.

Dans le cadre du partenariat entre IFTM Top Resa et l’AJT (Association des Journalistes du Tourisme), nous vous proposons chaque jour,sur une destination différente, un focus sur des pépites touristiques que les journalistes de l’AJT dénichent pour leurs lecteurs et auditeurs. Créée en 1997, l’AJT regroupe 165 journalistes, tous médias confondus, travaillant dans le domaine du tourisme

Otavalo, une ville quechua à deux heures de Quito, la capitale, est d’abord réputée pour son marché artisanal, l’un des plus grands du genre sur le continent avec des étals bigarrés tout en chapeaux et ponchos, bijoux et tapis. Une ville encore plus fréquentée le samedi, lors de son immense marché aux bestiaux : veaux, vaches, cochons, mais aussi chevaux et cochons d’inde – un mets prisé dans la région – s’y échangent âprement.

Mais Otavalo, c’est aussi la ville équatoriale qui célèbre une des fêtes incas les plus étonnantes, l’Inti Raymi, le solstice d’été. Ponchos noir ou bleu et pantalon blanc pour les hommes, jupes sombres et chemisiers brodés pour les femmes, longue natte tressée et couvre-chef pour tous : il s’agit de se faire beau.

Photo1_©Missoud - Pentadom1Le 20 juin au matin, des groupes de musiciens envahissent les rues, entonnent des airs folkloriques, entraînent la population à virevolter autour d’eux dans de folles rondes. Au fil de la journée, l’excitation grimpe autant que les bouteilles d’eau-de-vie descendent. Le soir, tombe. En famille ou entre amis, tous se pressent en longues processions ; c’est le moment des bains rituels, dans la cascade de Peguche. Il règne une ambiance de fête foraine autour des barbecues. Ce sont maintenant des rondes de près d’une centaine de personnes qui chantent et dansent dans une cacophonie qui frise la transe. Par grappe, dans le noir, tout le monde se dirige vers la chute d’eau. A l’origine seuls les hommes –danseurs et musiciens – plongeaient dans l’eau fraîche. Ils sont rejoints désormais par quelques touristes venus, sans trop comprendre, se mêler à cette ferveur éméchée.

Le lendemain, les festivités s’enchaînent de bonne heure. Les musiciens reprennent inlassablement leur airs, suivis cette fois, de dizaines de femmes. Elles s’arrêtent devant quelques maisons, offrant plats traditionnels et paniers de fruits aux habitants : l’année devrait être prospère. Puis les groupes issus des différents quartiers de la ville convergent vers la place principale. C’est à ceux qui joueront le plus fort, attireront le plus de danseurs avec eux, manifesteront le plus leur joie. La nuit sera encore longue.

Pascale Missoud, journaliste

Photo : La foule pendant le festival à Otavalo