L’hôtellerie

L’hôtellerie

L’essentiel

214,9 millions : c’est le nombre de nuitées enregistrées en France en 2018, soit une hausse de 2,4 % par rapport à 2017, selon l’Insee. Une progression due à la clientèle étrangère, en hausse de 7,6 %, alors que la clientèle française est en recul de 0,6 %. Les britanniques (+5,8 %) restent la première clientèle étrangère des hôtels français devant les Américains (+16 %). Les Chinois (+5,8 %) et les Japonais (+18 %) confirment leur retour. 

L’événement

Les logements proposés par des particuliers sur les plateformes internet telles que Airbnb ou Abritel-HomeAway ont généré 14 % de l’activité totale des hébergements touristiques marchands en 2018 contre 13 % en 2017 et 9 % en 2015, selon l’Insee. Au global, ces sites ont enregistré 36 millions de nuits facturées, soit une hausse de 15 % de leur fréquentation. Bien qu’à deux chiffres, cette progression, note l’Insee, s’est faite à un rythme “moins élevé que les années précédentes”. Un léger ralentissement dû à la clientèle française alors que la clientèle étrangère progresse toujours autant. 

Il a dit

“L’hôtellerie française devrait progresser en chiffre d’affaires de l’ordre de 2,8 % à 4,2 % en 2019. Si la croissance mondiale ralentit, les fondamentaux du tourisme français, intérieur et international, restent bons”.

Olivier Petit, associé, In Extenso

Les chiffres clés

6 % : telle a été en 2018 la progression du chiffre d’affaires hébergement des hôtels français. Une hausse toutefois très hétérogène sur le territoire : +2 % en province et +12 % à Paris selon l’étude annuelle Deloitte/In Extenso.

Mauvais premier trimestre 2019 selon l’Insee avec une baisse des nuitées hôtelières de 1,3 %, dûe en très grande partie au recul de la fréquentation hôtelière des visiteurs étrangers (-3,4 %). En Ile-de-France, la chute est encore plus marquée : -4,6 %. En cause : le mouvement social des gilets jaunes. 

7,5 % : c’est la progression du RevPar (revenu moyen par chambre disponible) en 2018 du segment milieu de gamme, suivi par le grand luxe (+7,2 %), le haut de gamme (+7 %), l’économique (+5,4 %) et le super-économique (+4,4 %) selon Deloitte/In Extenso.

9 000 : c’est le nombre d’ouvertures de chambres d’hôtels en France en 2018, un record depuis plus de 10 ans (Deloitte/In Extenso).

17 840 : c’est le nombre d’hôtels en France en 2018 selon l’Insee. A elles seules, l’Ile-de-France et la région PACA concentrent 30 % de la capacité hôtelière française. 

Ce qui agace le plus les voyageurs français à l’hôtel ? Une connexion wifi instable (40 %), des cartes d’accès défectueuses (28 %), des délais trop longs de la part du service client (16 %), l’attente au moment d’effectuer le check-out (10 %) selon un sondage de SiteMinder.

125 millions : c’est le nombre de nuitées enregistrées par l’hôtellerie de plein air en 2018, soit une hausse de 0,8 %, selon la Fédération Nationale de l’Hôtellerie de Plein Air (FNHPA). Une croissance principalement portée par la clientèle étrangère, en hausse de 2,5 %.

Dans l’ordre, Booking, Expedia et les sites web d’hôtels (réservations directes) sont en 2018 les trois premiers canaux de distribution des hôtels français selon SiteMinder. 

Ibis est la marque hôtelière la plus connue auprès des Français selon une étude de Coach Omnium sur la notoriété. Avec un score de 94,4 % elle arrive très loin devant Novotel (71,6 %) puis Mercure, Campanile et Hilton.

3 questions à Roland Héguy
Président confédéral de l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie)

Comment se comporte votre secteur d’activité en 2019 ?

Notre secteur, et plus particulièrement l’activité hôtelière, enregistre pour l’année 2019 une légère hausse par rapport à 2018, qui était déjà une année record. Le bilan estival est positif, les touristes français ont privilégié cette année l’Hexagone. Pour gagner demain des parts du marché touristique, la France doit réinventer son tourisme, notamment, en le faisant rayonner sur l’ensemble des territoires.

Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur (consommateur, réglementation, nouveaux acteurs…) lors des douze derniers mois ?

Toutes les initiatives liées au développement durable. Les attentes clients en termes de sécurité, de qualité nutritionnelle et gustative, s’accompagnent d’un renforcement de la réglementation (allergènes, traçabilité, lutte contre le gaspillage alimentaire, vaisselle jetable…) et d’un engagement volontaire des hôteliers et restaurateurs vers des certifications et pour le choix de circuits-courts avec les producteurs locaux.

Quels sont les deux défis majeurs auxquels votre secteur est aujourd’hui confronté ?

L’emploi est le défi majeur, 100 000 postes sont non pourvus dans notre secteur. Demain se posera le problème de la transmission des savoir-faire et au-delà celle des entreprises, fautes de repreneurs. L’UMIH a soumis au Gouvernement un plan Emploi-formation qui vise à garantir et sécuriser les parcours et formations professionnels et à mieux accueillir les jeunes. L’autre enjeu est le numérique. Il représente une formidable opportunité marketing pour saisir de nouveaux marchés et à la fois un défi pour les TPE de l’hôtellerie restauration, pour réaliser des gains de productivité et ainsi mieux se consacrer à l’accueil et au client.


Photo : MGallery © Ed Reeve


Interview ete 2019

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