Le tour-operating

Le tour-operating

L’essentiel

La meilleure année de la décennie ! Au cours de la période du 1er novembre 2017 au 31 octobre 2018, les tour-opérateurs membres du SETO (syndicat des Entreprises du Tour Operating) ont fait voyager 4,35 millions de clients, soit une hausse de 8,6 % par rapport à l’exercice précédent. Dans le même temps, ils ont généré un volume d’affaires de 4,49 milliards d’euros, en augmentation de 7,4 %, pour une recette unitaire moyenne de 1 031 euros, en baisse de 1,1 %. Le retour des grandes destinations qui portaient l’activité avant les printemps arabes (Maroc, Tunisie, Egypte) et le maintien des destinations d’Europe du sud (Canaries, Grèce, Espagne…) expliquent cette année record. 

L’événement

Un élan brisé après une année 2018 record ! Au plus fort de la crise des “gilets jaunes”, entre novembre 2018 et avril 2019, le mouvement social a eu “un impact sur 37 % du carnet de commandes”, selon René-Marc Chikli, le président du Syndicat des Entreprises du Tour Operating (SETO). Conséquence : les tour-opérateurs membres du SETO ont enregistré une baisse du nombre de voyages à forfait de 3,4 % avec 1,4 million de clients pour un volume d’affaires de 1,7 milliard d’euros, en recul aussi de 4 %. Des chiffres que regrettait René-Marc Chikli : “sans les gilets jaunes, on aurait peut-être atteint en 2019 la même performance qu’en 2018, année qui avait battu tous les records”. 

Il a dit

“Il faudrait que tous les acteurs finaux qui vendent des vols plantent des arbres pour compenser l’empreinte carbone de leurs clients. Voyageurs du Monde le fait à 100 % pour tous ses clients, on plante 4 000 arbres par jour, donc c’est possible.”

Jean-François Rial, Pdg de Voyageurs du Monde

Les chiffres clés

10,8 % : c’est l’augmentation du nombre de clients partis en voyages à forfait moyen-courrier en 2017-2018, soit près de 2,7 millions de personnes au total (source : SETO). 

885 181 clients sont partis en forfait long-courrier en 2017-2018, soit une hausse de 3,4 %, pour un volume d’affaires de 1,9 milliard d’euros, en augmentation de 1,7 % (source : SETO).

En 2017-2018, les destinations moyen-courrier préférées des Français ont été l’Espagne avec 726 394 clients (-2,6 %), la Grèce (474 003, +5,8 %), l’Italie (342 038, +11,3 %), le Maroc (195 292, +13,9 %), la Tunisie (174 381, +82 %) et le Portugal (169 821, +1,4 %). Sur la même période, l’Egypte (+151,1 %) et la Turquie (+66,8 %) font un sacré retour ! (source : SETO)

20 % : c’est la proportion que représente la zone Afrique du Nord-Moyen-Orient dans les ventes moyen-courrier sur la période 2017-2018. Elle était tombée à 11%  en 2015-2016 après avoir culminé à 56 % en 2007-2008. (source : SETO)

En 2017-2018, les destinations long-courrier préférées des Français ont été la République Dominicaine avec 98 929 clients (-3 %), les Etats-Unis (90 629, +16 %), L’Ile Maurice (74 873, à l’étal), les Antilles françaises (64 422, +1 %) et la Thaïlande (58 661, +8 %). A noter les belles performances du Kenya, de la Chine, du Japon, de la Tanzanie et du Vietnam qui affichent de fortes progressions. (source : SETO)

64 % des Français ont déjà choisi de ne pas visiter une destination car ils la jugeaient trop touristique selon un sondage réalisé par Comptoir des Voyages en avril 2019 sur le surtourisme. En Europe, c’est Venise qui arrive en tête des villes à ne pas visiter (21 %), suivie de Barcelone (20 %), Madrid (11 %) et Rome (10 %). Dans le reste du monde, Dubaï (28 %), Marrakech (25 %), Bangkok (24 %) et Rio de Janeiro (21 %) mènent ce classement.

16 % des Français considèrent que l’empreinte écologique d’un voyage joue un rôle essentiel dans le choix de leur destination selon l’étude annuelle réalisée par Ipsos pour Europ Assistance. 

L’UFC-Que Choisir estime que les vacances en solo coûtent en moyenne 53 % plus cher qu’en couple après étude des pratiques tarifaires de 17 tour-opérateurs et compagnies de croisières. 

3 questions à René-Marc Chikli
Président du Syndicat des Entreprises du Tour Operating (SETO)

Comment se comporte votre secteur d’activité en 2019 ?

La reprise de l’activité se confirme, mais tardivement : après une saison hiver 2018-19 impactée dès mi-novembre par le climat social, les réservations de l’été 2019 n’ont retrouvé réellement un début de croissance qu’à partir d’avril/mai 2019. Cette inversion de la tendance laisse entrevoir un dynamisme des ventes de dernière minute pour les départs de la très haute saison.

Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur (consommateur, réglementation, nouveaux acteurs…) lors des douze derniers mois ?

Assurément, la mise en place d’un nouveau cadre réglementaire (RGPD ; Code du Tourisme) dans la pratique des professionnels du tourisme.

Quels sont les deux défis majeurs auxquels votre secteur est aujourd’hui confronté ?

C’est d’abord l’enjeu du digital qui a bouleversé les comportements des clients et a fait évoluer la situation concurrentielle. Afin de pouvoir pérenniser sa valeur ajoutée sur les segments du marché visés, un TO doit s’engager dans une transformation numérique de son processus de travail ainsi qu’une évolution de sa structure organisationnelle. Ensuite, les TO sont face au défi écologique qui concernera de plus en plus l’activité de tourisme. La réduction du CO2 dans l’ensemble de la chaîne touristique est un impératif qui impose aux TO des profondes modifications dans leur fonctionnement, en amont et en aval.


Photo : Village des T.O. à IFTM Top Resa 2018


Interview ete 2019

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