Le MICE

Le MICE

L’essentiel

7,3 milliards d’euros : telles sont les dépenses des entreprises françaises en 2018 en
séminaires, congrès et déplacements incentives, soit une hausse de 4,2 % par rapport à
2017 selon le cabinet Epsa. Le MICE représente en moyenne 26 % du budget
déplacements des entreprises.

L’événement

Paris a repris sa place de capitale mondiale des congrès en 2018 ! Avec 212 congrès internationaux organisés, Paris devance, et de loin, Vienne, Madrid et Barcelone qui lui avait chipé la place de leader l’année dernière, selon le dernier classement de référence de l’International Congress and Convention Association (ICCA). L’ouverture fin 2017 du Paris Convention Center à la Porte de Versailles a, semble-t-il, fortement contribué à ce retour de Paris, sa capacité lui permettant de recevoir les plus grands congrès mondiaux. De nouvelles villes françaises se placent également dans le top 150 montrant une dynamique positive d’attraction : Lyon (63e), Marseille (77e), Toulouse (87e), Bordeaux (103e), Nice (110e) et Nantes (143e).

Il a dit

“Depuis quelques années, le monde des congrès a été épargné par les difficultés économiques. Mais des ombres planent : des contraintes législatives, réglementaires, des taxations de frais de communication dans le secteur médical et la mise en place d’un code éthique par l’association MedTech qui encadre les relations entre industriels et professionnels de la santé.”

Philippe Lublin, président du groupe des Organisateurs de Congrès au sein d’Unimev, l’Union française des métiers de l’événement.

Les chiffres clés

50 % des entreprises françaises n’ont aucune politique MICE selon Epsa.

Le budget MICE dans les entreprises est géré à 62 % par les travel managers et acheteurs selon une étude Epsa de juin 2018.

Quelles sont les destinations les plus demandées en 2019 par les pros français de l’événementiel ? La France à 60 %, suivie par l’Espagne (57 %) et l’Italie (47 %), selon l’étude annuelle réalisée par Pro Sky.

La motivation des collaborateurs est le premier motif d’organisation des événements d’entreprise (46 %) suivie par l’information (33 %), les comités de direction (25 %) et le lancement de produit (24 %) selon une étude de Coach Omnium.

Les entreprises organisent leurs événements à 40% dans leurs propres locaux, à 39 % dans les hôtels, à 23 % dans les centres de congrès et à 20 % dans les châteaux et lieux de caractère, toujours selon Coach Omnium.

51 % des événements d’entreprises rassemblent moins de 50 personnes et 25 % plus de 300 personnes, selon Coach Omnium.

Internet est le premier moyen de recherche de prestataires et de lieux MICE pour les entreprises, à 61 %, suivi par le bouche-à-oreille (49 %) et les guides spécialisés (24 %) selon Coach Omnium.

5,5 milliards d’euros : telles sont les retombées économiques annuelles générées par le tourisme d’affaires à Paris avec un impact direct sur l’emploi de 85 000 équivalents temps plein.

1 200 foires et salons sont organisés chaque année en France, générant 23 millions de visites pour les 230 000 exposants. Parmi eux, 370 salons professionnels rassemblant 99 000 exposants pour 4,5 millions de visiteurs.

2 800 congrès se tiennent chaque année en France rassemblant 1,8 million de congressistes. La santé est toujours le premier secteur des congrès devant la recherche scientifique et sociale. Par ailleurs, 23 % des congrès ont eu un public international, un record en 2018.

3 questions à Stéphane Vallageas
Président de GBTA France

et Faiz Mimita
membre du board de GBTA France

Comment se comporte votre secteur d’activité en 2019 ?

Le secteur du MICE se porte bien, avec une légère croissance. Les réunions et événements jouent, de plus en plus, un rôle important dans la croissance et le développement de l’image de marque des entreprises. On constate une recherche permanente de l’innovation : nouveaux lieux, formats différents, prise de parole plus aspirationnelle, l’utilisation des réseaux sociaux comme caisse de résonnance.

Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur (consommateur, réglementation, nouveaux acteurs…) lors des douze derniers mois ?

Trois tendances ont marqué 2019.
Tout d’abord, la technologie joue un rôle de plus en plus prépondérant dans ce secteur. La digitalisation a impacté l’organisation et le pilotage des évènements, les outils sont plus performants et permettent plus de personnalisation. Les nouvelles solutions technologiques (intelligence artificielle, intelligence émotionnelle, neuroscience) permettent en outre de faire un focus sur l’expérience du participant.

En second lieu, le marché se consolide de plus en plus avec plusieurs fusions et acquisitions et en parallèle de nouveaux acteurs dans le digital apparaissent.

Et troisième tendance, l’engagement dans le développement durable lors de conception et organisation des événements,

Quels sont les défis majeurs auxquels votre secteur est aujourd’hui confronté ?

Il s’agit d’optimiser le ROI événementiel qui reste très compliqué à évaluer : trouver le bon équilibre entre l’impact et le budget. L’acheteur MICE, quand il élabore sa stratégie, doit veiller à maîtriser les coûts tout en maintenant le nombre et la qualité des évènements.

Il faut aussi ré-imaginer les formats des événements pour qu’ils soient éco-responsables.

Enfin il est important de différencier et maximiser l’expérience des participants : les entreprises doivent proposer des évènements plus personnalisés, inhabituels et mémorables.


Interview ete 2019

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