Oran, faded but radiant

This place dubbed “the radiant” was Spanish, Ottoman and French. Her monuments, she flaunts them without false decency. From the ancient cathedral of the Sacred Heart – now a sumptuous library, to the former synagogue converted into a mosque, which it is whispered that the stones come from Jerusalem.

We stray from the chubby Mosque of the pasha to the painted ceilings of the palace of the Bey Hassen. We are invited to Sidi El Houari, the old Casbah, populous and breathless: an ochre stone from the gate of Canastel to that of Spain, from the silent Church of St. Louis to the Pearl Square that resonates with the laughter of children.

And then there is Santa Cruz, the fort – Spanish, inevitably – planted on its spur, watching over the chapel and the ruins of the redoubt, surveilling the commercial port to the east, and another – military – of Mers el–Kebir to the west.

There are also these beaches, beyond the cornice for revellers and, for good fun, to the east, like Kristel. Above all, there is this young girl, who offers you the best Karantika – a chickpea flan – from the market, there is an old gentleman eager to speak in French and a woman – ageless – who just takes you by the hand with a smile. Inevitably radiant.

Pascale Missoud, journalist


Oran, décatie mais radieuse

Celle qu’on surnomme la radieuse fut tour à tour espagnole, ottomane et française. Ses monuments, elle les exhibe sans fausse pudeur. De l’ancienne cathédrale du Sacré-Cœur désormais somptueuse bibliothèque, à l’ex-synagogue reconvertie en mosquée, dont il se murmure que les pierres viennent de Jérusalem.

ORAN 443On s’égare de la joufflue mosquée du Pacha jusqu’aux plafonds peints du palais du Bey Hassen. On s’invite dans Sidi El Houari, l’ancienne casbah,  populeuse et à bout de souffle : une pierre ocre de la porte de Canastel à celle d’Espagne, de l’église silencieuse de Saint-Louis à la place de la perle qui résonne des éclats de rire de minots.

Et puis il y a Santa Cruz, le fort – espagnol, forcément – planté sur son éperon, veillant sur la chapelle et les ruines de la Redoute, surveillant le port commercial à l’est, et celui, militaire, de Mers el–Kebir à l’ouest.

Il y a aussi ces plages, au-delà de la Corniche pour les fêtards et, bon enfant à l’est, comme Kristel. Surtout, il  y a cette jeune fille, qui vous offre la meilleure karantika  – un flan de pois chiche – du marché,  il y a ce vieux monsieur avide de parler en français et cette femme sans âge qui vous prend juste par la main avec un sourire. Forcément radieux.

Pascale Missoud, journaliste