The Angklungs of Bandung

As part of IFTM Top Resa’s partnership with the AJT (France’s Association of Travel Journalists), we bring you each day a “postcard” from a different location with an interesting story to tell. Since 1997, the AJT has grouped together around 180 journalists working in the field of tourism.

You might not go to Indonesia just for this. But on the island of Java, the city of Bandung has a curiosity. Two in reality: its interesting heritage of art-deco style architecture from the 1930’s. And… the Angklung.

The Angklung, inscribed on UNESCO’s list of the intangible cultural heritage of humanity, is a musical instrument. Oh, nothing fancy, quite the opposite: two to four bamboo tubes connected by rattan ropes. The tubes are cut and formed with talent by master craftsmen, from a special black bamboo. The teaching of Angklung is transmitted orally from generation to generation.

Each instrument emits a unique note or chord and this is one of the nicest aspects of this rustic instrument. To perform melodies, it is imperative to have several players, as each instrument emits only one note: a participatory instrument in short. While there are many professional Angklung orchestras, anyone can learn to play in a short time, which is what the school Saung Angklung Udjo demonstrates in Bandung, under a big marquee. Here, you are given an instrument with one of the notes of the range marked by a colour. Then a conductor indicates by hand which Angklung colour must be played. And thus, in all simplicity, each participant becomes the member of an orchestra. It’s jubilant. The sound rendered, very aerial, is a little like that of a xylophone. This instrument is also linked to traditional customs. It is played, among other things, in special ceremonies such as the planting of rice or its harvest. Then, in the same place, one can attend a concert given by dozens of Angklung players of all ages. A unique way of sharing with the Javanese population.

Evelyne Dreyfus, journalist


Les Angklungs de Bandung

Dans le cadre du partenariat entre IFTM Top Resa et l’AJT (Association des journalistes du tourisme), nous vous proposons chaque jour une “carte postale” d’une destination différente qui raconte une histoire intéressante. Créée en 1997, l’AJT regroupe environ 180 journalistes travaillant dans le domaine tourisme.

Vous n’irez pas en Indonésie exprès pour cela. Mais, sur l’île de Java, la ville de Bandung recèle une curiosité. Deux en réalité : son intéressant patrimoine d’architectures années 1930 de style art-déco. Et… l’Angklung.

L’Angklung, inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, est un instrument de musique. Oh, rien de sophistiqué, bien au contraire : deux à quatre tubes de bambou reliés par des cordes en rotin.

Les tubes sont taillés et découpés avec talent par des maîtres artisans, dans du bambou spécial, noir. L’enseignement de l’Angklung se transmet oralement de génération en génération.

Chaque instrument émet une note ou un accord unique et c’est l’un des aspects les plus sympathiques de cet instrument rustique. Pour exécuter des mélodies, il faut impérativement se mettre à plusieurs, puisque chaque instrument n’émet qu’une même note. Un instrument participatif en somme. S’il existe bien des orchestres professionnels d’Angklung, n’importe qui peut s’y exercer en peu de temps. Ce que démontre l’école Saung Angklung Udjo à Bandung. Sous son grand chapiteau, on vous met en main un instrument avec une des notes de la gamme signalée par une couleur. Puis, un chef d’orchestre indique de la main quelle couleur d’Angklung doit être jouée selon un signal convenu. Et là, en toute simplicité, chaque participant devient le membre d’un orchestre. C’est jubilatoire. Le son rendu, très aérien, ressemble un peu à celui d’un xylophone. Cet instrument est aussi lié aux coutumes traditionnelles. Il se joue, entre autres, lors de cérémonies particulières comme la plantation du riz ou sa récolte. On peut, ensuite, dans le même lieu, assister à un concert donné par des dizaines de joueurs d’Angklung de tous âges. Un partage unique avec la population javanaise.

Evelyne Dreyfus, journalist