The crazy freedom of Big Sur, California

Big Sur is in fact not very big: barely a thousand inhabitants in scattered habitats. On Highway 1, between San Francisco and Los Angeles, one could pass by without stopping. Error!

As part of IFTM Top Resa’s partnership with the AJT (France’s Association of Travel Journalists), we bring you each day a “postcard” from a different location with an interesting story to tell. Since 1997, the AJT has grouped together around 180 journalists working in the field of tourism.

There are few inhabitants on this steep Pacific coast and many of them hide their fame or wealth. Often both. Yet Big Sur has its historic “temple” of counter- culture and freedom: the Nepenthe café: the epicentre of the chic hippy world of the years 1960, the refuge of writers, artists and nonconformists of all kinds. The painter Erin Gafill possesses this place which conceals a constellation of crazy memories. She takes from her grandparents a rustic and bohemian house, perched above the restaurant. Her ancestors had bought it, in 1947, from actress Rita Hayworth. Stopping for a picnic in Big Sur, Orson Welles and Rita Hayworth had fallen in love with this little secluded world. They had made it their refuge; a rough and wild setting overlooking the ocean, which, below, does not seem so peaceful. The house was quickly enlarged and turned into a restaurant. The oasis of greenery and cliffs beaten by roaring waves soon attracted lovers of solitude, free sexuality, anti-conformism, and draft dodgers. Henry Miller, just like Jack Kerouac lived and wrote here.

In the 1950s and 60s, the café Nepenthe became the high place of the counter- culture and memorable feasts where one came to see as much as to be seen. The happy few lingered there before attending the Monterey Jazz Festival or criss- crossing Haight Ashbury in San Francisco, the native district of the Summer of Love. Big Sur was an obligatory passage for those who wanted to count among the people of influence.

Big Sur keeps its non-conformist scents. While we can still find some lingering hippies sleeping under a tree, most of the inhabitants are now VIP residents.

Evelyne Dreyfus, journalist

Photo: Erin Ga ll


La folle liberté de Big Sur, Californie

Big Sur ce n’est pas bien grand : à peine un millier d’habitants dans des habitats épars. Sur la Highway 1, entre San Francisco et Los Angeles on pourrait passer devant sans s’arrêter. Erreur !

Dans le cadre du partenariat entre
IFTM Top Resa et l’AJT (Association des journalistes du tourisme), nous vous proposons chaque jour une “carte postale” d’une destination différente qui raconte une histoire intéressante. Créée en 1997, l’AJT regroupe environ 180 journalistes travaillant dans le domaine tourisme.

Il y a peu d’habitants sur ce bout de côte escarpée du Pacifique et beaucoup y cachent leur célébrité ou leur richesse. Souvent les deux. Pourtant Big Sur a son “temple” historique de la contre- culture et de la liberté : le café Nepenthe. L’épicentre du monde hippy chic des années 1960, le refuge des écrivains, artistes et anticonformistes en tous genres. La peintre Erin Gafill possède ce lieu qui recèle une constellation de souvenirs fous. Elle tient de ses grands-parents

cette maison rustique et bohème, perchée au- dessus du restaurant. Ses ancêtres l’avaient achetée, en 1947, à l’actrice Rita Hayworth. Au détour d’un pique-nique à Big Sur, Orson Welles et Rita Hayworth étaient tombés amoureux de cette planète isolée. Ils en avaient fait leur refuge. Un cadre rugueux et sauvage surplombant l’Océan, lequel, en contrebas, ne semble pas si pacifique. La maison a vite été agrandie et transformée en restaurant. L’oasis de verdure et de falaises battues par des vagues rugissantes a tôt fait d’attirer les amateurs de solitude, de sexualité libre, d’anticonformisme, de refus de la guerre. Henry Miller comme Jack Kerouac y ont vécu et écrit.

Le café Nepenthe des années 1950 et 1960 était devenu le haut lieu de la contre-culture et de fêtes mémorables où l’on venait pour voir autant que pour être vu. Les happy few s’y attardaient avant d’assister au Monterey Jazz Festival ou de sillonner Haight Ashbury à San Francisco, le quartier natif du Summer of Love. Big Sur était un passage obligé pour qui voulait compter parmi les gens d’influence.

Big Sur garde ses effluves non- conformistes. Si on peut encore y trouver quelques hippies attardés dormant sous un arbre, la plupart des habitants sont désormais des résidents V.I.P.

Evelyne Dreyfus, journalist

Photo: Erin Ga ll