Tchong Tai Chan, between Led and Zen

As part of IFTM Top Resa’s partnership with the AJT (France’s Association of Travel Journalists), we bring you each day a “postcard” from a different location with an interesting story to tell. Since 1997, the AJT has grouped together around 180 journalists working in the field of tourism.

In this “second China” that is Taiwan, a superlative and lightning incursion into the world’s largest Zen temple

This high-tech monastery tipped the scales: it was for this that I chose Taiwan. More precisely Pou-Li, a village at the heart of the island, surrounded by mountains and clouds saved from oriental prints. The copper-crowned tower looks like the king of a chess game. 134 m! Halfway through, a 30-m showcase exhibits a seven-storey pagoda, included inside.

The windows of the cells for a thousand monks recall Tintin in Tibet: The Buddhist Sanctuary of Tchong Tai-chan is the largest on Earth. In 2001, it cost 500,000 euros to the sect of Master Weï Shueh, who turned to the architect of Taipei 101, the highest skyscraper in the world until 2010. Under the translucent ceiling like an ART deco lamp, four twelve-metre granite gods each weighing a hundred tons wield swords. This is my young guide, a tiny, shaved nun, nestled in her grey robe. Authoritarian, she drags me through staircases in nightclub tones, shining polished courtyards, enshrouded halls, Hollywood-like corridors, cool A/C and silent lifts. Around the Buddhas, the gold leaf negotiates with the brightness of the Leds, “a metaphor of the illumination of Zen”, decrypts my hostess, “Who got the world Oscar for lighting. Confess: You want to become a Buddhist now!”

Dominique de La Tour, journalist


Tchong Taï Chan, entre le Led et le Zen

Dans le cadre du partenariat entre IFTM Top Resa et l’AJT (Association des journalistes du tourisme), nous vous proposons chaque jour une “carte postale” d’une destination différente qui raconte une histoire intéressante. Créée en 1997, l’AJT regroupe environ 180 journalistes travaillant dans le domaine tourisme.

Dans cette “seconde Chine” qu’est Taïwan, une incursion superlative et éclair dans le plus grand temple zen du monde

Ce monastère high tech a fait pencher la balance : c’est pour lui que j’ai choisi Taïwan. Plus précisément Pou-li, village du coeur de l’île, cerné de monts et de nuées sauvées d’estampes orientales. La tour à couronne de cuivre ressemble au roi d’un jeu d’échec. 134 m ! A mi-course, une vitrine de 30 m expose une pagode de sept étages, en inclusion à l’intérieur.

Les fenêtres des cellules pour mille moines rappellent Tintin au Tibet : le sanctuaire bouddhiste de Tchong Taï-chan est le plus grand de la terre. En 2001, il a coûté 500 000 euros à la secte de maître Weï Shueh, qui s’était tournée vers l’architecte de Taipei 101, le plus haut gratte-ciel du monde jusqu’en 2010. Sous le plafond translucide comme une lampe Art Déco, quatre dieux de granit de douze mètres et cent tonnes tirent l’épée. Voici ma jeune guide, moniale minuscule et rasée, lovée dans sa bure grise. Autoritaire, elle m’entraîne à travers escaliers aux tons boîte de nuit, cours polies jusqu’au miroir, salles nimbées, corridors hollywoodiens, clim’ fraîche et ascenseurs mutiques. Autour des bouddhas, la feuille d’or négocie avec l’éclat des Leds, “une métaphore de l’illumination du zen”, décrypte mon hôtesse, “qui a obtenu l’oscar mondial de l’éclairage. Avouez : vous voulez devenir bouddhiste, à présent !”

 Dominique de La Tour, journaliste