L’hôtellerie

L’essentiel

209,9 millions : c’est le nombre de nuitées enregistrées en France en 2017, soit une hausse de près de 10 millions par rapport à 2016, selon l’Insee. Une progression due en grande partie au retour de la clientèle étrangère, en hausse de 9 %. Les britanniques restent la première clientèle étrangère des hôtels français devant les Américains. Après une année 2016 en retrait, la clientèle chinoise est de retour avec une fréquentation qui s’envole de 19,2 %. L’Insee souligne enfin que si la concurrence avec les plateformes de location entre particuliers (type Airbnb) « existe toujours, elle n’empêche pas les hôtels d’atteindre un nouveau record de fréquentation des clientèles étrangères ».

L’événement

L’hôtellerie de plein air n’en finit plus de prospérer ! Sur la décennie écoulée, la fréquentation des campings est en hausse de plus de 20% . Le chiffre d’affaires du secteur est estimé à 2,5 milliards d’euros pour 8 083 campings aménagés en France, ce qui constitue le premier parc d’Europe.

Les Français en représentent la première clientèle, à 77 %, contre 23 % pour les étrangers. En 2017, les campings 3 et 4 étoiles ont de facto capté plus de la moitié de la fréquentation alors qu’ils représentaient seulement 18 % du parc mais 37 % du nombre total d’emplacements. Un dynamisme et une montée en gamme qui attire les fonds d’investissement, en passe de consolider un secteur encore très atomisé.

Les chiffres clés

68,2 % : c’est le taux d’occupation des hôtels français en 2017, soit une hausse de 4 points par rapport à 2016, selon le cabinet MKG Consulting.

A Paris, le revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) a re-décollé en 2017 : +9,8 % pour les hôtels « moyen de gamme » et +9,6 % pour les hôtels « haut de gamme », selon l’étude annuelle Deloitte/In Extenso.

Dans les hôtels des régions françaises, la croissance du RevPAR en 2017 est moins forte mais progresse tout de même de plus de 2 % par rapport à 2016, toujours selon Deloitte/In Extenso.

18 382 : c’est le nombre d’hôtels en France selon le cabinet KPMG. A elles seules, l’Ile-De-France et la région PACA concentrent 35 % de la capacité hôtelière française.

36 : c’est le nombre moyen de chambre par hôtel en France selon KPMG. Un chiffre plus bas pour les établissements indépendants (25) et plus élevé pour l’hôtellerie de chaîne (82).

48 % : tel est le poids du tourisme d’affaires dans les nuitées hôtelières en France, toujours selon KPMG.

1,8 jour : c’est la durée moyenne d’un séjour hôtelier en France en 2017 selon Coach Omnium. 1,6 jour pour les Français et 2,1 jours pour les étrangers.

Une année record pour le groupe AccorHotels en 2017 : le chiffre d’affaires est en progression de 17,7 %, à 1,937 milliard d’euros, et le résultat d’exploitation bondit de 23,9 %, à 492 millions d’euros.

Dans l’ordre, Booking, Expedia et les sites web d’hôtels (réservations directes) sont les trois premiers canaux de distribution des hôtels français.


Roland Heguy President de UMIH3 questions à Roland Héguy,
Président confédéral de l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie)

Comment se comporte votre secteur d’activité en 2018 ?

L’année avait très bien commencé mais les grèves ont eu impact et ont fait voyager une partie des touristes français à l’étranger. La Coupe du monde de football a dopé l’activité café-restaurant. Alors, après une année 2017 placée sous le signe de la reprise, notamment pour le secteur hébergement, nous attendons des chiffres équivalents en 2018.

Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur lors des douze derniers mois ?

Très certainement, l’ensemble de mesures que nous avons obtenu pour rééquilibrer la concurrence entre les locations meublées à la nuitée et les hôtels : les maires doivent se saisir de ces nouvelles opportunités. L’autre évolution, négative cette fois-ci, est la pénurie historique de personnel : 50 000 à 100 000 postes restent non pourvus alors que nos métiers sont en mesure d’offrir à de nombreux jeunes des opportunités de carrière.

IFTM Top Resa fête ses 40 ans cette année, comment souhaiteriez-vous voir évoluer le salon ?

Joyeux anniversaire au salon qui a su évoluer pour répondre aux attentes des professionnels, et donc des touristes depuis 40 ans. Mais demain ? Comment répondre au défi du sur-tourisme ? En coordonnant et diffusant les flux touristiques. Le salon a toute sa place dans ce défi, notamment avec la zone La  Destination France qui devra réunir tous les acteurs pour promouvoir tous nos territoires d’exception.