Les croisières

L’essentiel

503 000 : c’est le nombre de passagers français qui ont embarqué sur une croisière en 2017, soit une baisse de 9,2 % par rapport à 2016, selon la Cruise Lines International Association (CLIA). En baisse pour la deuxième année consécutive, le marché retrouve ses niveaux d’il y a cinq ans. Un recul en trompe-l’œil dû à une baisse des capacités en raison de l’arrêt des activités de Croisières de France qui comptait près de 100 000 passagers. De son côté, le marché européen progresse de 2,5 % avec ses deux locomotives que sont l’Allemagne (2,1millions de croisiéristes, +8,5 %) et le Royaume-Uni (1,9 million, +0,5 %).

L’événement

Si les croisières maritimes attirent les projecteurs, les croisières fluviales sont aussi un secteur qui compte dans le tourisme français. En 2017, il a séduit 11,2 millions de passagers (+13 %), représentant 1,8 million de nuitées (+6 %). Une bonne performance due au retour de la clientèle étrangère qui constitue 54 % de la clientèle sur toute l’activité fluviale. Au final, plus de 500 millions d’euros de retombées économiques sont enregistrées chaque année par les territoires grâce au tourisme fluvial.

Les chiffres clés

Si la Méditerranée reste la destination favorite des croisiéristes français, elle a accusé une forte baisse de 12 % en 2017 avec 229 000 passagers.

Ce sont les Caraïbes qui ont fait un carton en 2017 avec une progression de 7,9 % et près de 120 000 croisiéristes français. Un succès dû notamment à la montée en puissance des offres de croisières sur Cuba.

49 ans : c’est l’âge moyen du croisiériste français, soit un an de plus qu’en 2016. Une légère hausse qui s’explique par des produits qualitatifs et moins axés sur l’entrée de gamme.

7,7 jours : tel est la durée moyenne de séjour d’un croisiériste français, légèrement en deçà de la moyenne européenne (8 jours).

Leader français sur le marché de la croisière, Marseille a accueilli l’an dernier 1,486 million de passagers, soit une baisse globale de 7 % avec la perte de 46 escales et de 300 000 passagers.

La Guadeloupe, championne de la croisière. Ce sont 20 compagnies qui desservent chaque année 5 ports de l’archipel : Pointe-à-Pitre, Basse-Terre, Deshaies,  les Saintes et Marie-Galante. Pour un total de 300 escales en 2018, un record !

Pas moins de 100 nouveaux bateaux de croisière devraient sortir des chantiers navals d’ici 2028 !

70% des ventes de croisières sur le marché français sont réalisées par des agences de voyages.


Antoine Lacarrière3 questions à Antoine Lacarrière,
Directeur général CLIA France, Belgique et Hollande (Cruise Lines International Association)

Comment se comporte votre secteur d’activité en 2018 ?

2018 sera une bonne année pour la croisière. Outre l’augmentation de capacité effective du marché Français, nous continuons notre développement grâce à l’élargissement de l’offre et l’énergie de l’ensemble des acteurs de notre marché (aussi bien en Maritime qu’en fluviale).

Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur lors des douze derniers mois ?

Je vois 3 évolutions majeures. Tout d’abord l’hyper activité du marché mondial de la croisière avec près de 68 bateaux programmés (dont 14 à Saint Nazaire). Ensuite, le lancement en 2019 par 2 compagnies de bateaux propulsés au GNL. Cela confirme la volonté du secteur d’être encore et toujours plus tourné vers l’environnement. Enfin l’augmentation du nombre d’agences inscrites à l’opération de marketing promotionnelle « J’aime la Croisière » et à la formation « Expert croisière ». C’est la preuve que la croisière est identifiée par les distributeurs comme un véritable vecteur de développement et de performance.

IFTM Top Resa fête ses 40 ans cette année, comment souhaiteriez-vous voir évoluer le salon ?

Le salon, est, et doit rester, un lieu de rencontre et de partage entre les différents professionnels du tourisme. Les évolutions à venir doivent nous permettre de garder cette proximité. La création des Villages est un bon exemple de la capacité d’un secteur de se réunir pour mieux s’exprimer. Je souhaite que les futures évolutions aillent dans ce sens.