La Destination France

L’essentiel

87 millions : c’est le nombre de touristes internationaux qui ont visité la France en 2016, contre 82,7 millions en 2016, selon les chiffres de la DGE. La France occupe donc toujours la première marche du podium du tourisme mondial. Une performance due au retour massif des touristes européens, en hausse de 5,6 % : « ces touristes représentent 79 % des arrivées internationales et contribuent à hauteur de 4,4 points à leur croissance de 5,1 % » note la DGE.

L’événement

Les investissements touristiques redémarrent en France ! Totalisant 12 milliards d’euros, ils ont augmenté de 1 % en 2017 après une hausse de 0,8 % en 2016, deux hausses successives qui font suite à plusieurs années de recul, selon les derniers chiffres publiés par Atout France. Les investissements dans l’hôtellerie restent le plus gros poste avec 2,54 milliards d’euros. Ils devancent les investissements dans les casinos, remontées mécaniques et parcs d’attraction (928 millions d’euros) et ceux dans les musées et monuments historiques (850 millions d’euros).

Les chiffres clés

49 milliards d’euros : telles sont les dépenses effectuées par les touristes internationaux en France en 2016 après révision des estimations qui s’élevaient au départ à 38 milliards d’euros. La France se classe à la troisième place en termes de recettes

derrière les Etats-Unis (186 milliards d’euros) et l’Espagne (55 milliards d’euros)

6,7 jours : c’est la durée moyenne d’un séjour étranger en France en 2017, contre 6,8 jours en 2016. Un recul minime qui va toutefois à l’encontre des objectifs d’augmentation des recettes touristiques définis par le gouvernement.

Si elle reste marginale, la clientèle russe revient en force, retrouvant ses niveaux records de 2013 à 800 000 touristes, soit une augmentation de 43,4 %.

Les marchés brésiliens (+17,9 %), japonais (+17,8 %) et espagnols (+17,3 %) ont été les marchés les plus dynamiques en 2017 selon la DGE.

Le Royaume-Uni (12,7 millions d‘arrivées, +6 %), l’Allemagne (11,8 millions, stable), le Belgique et le Luxembourg (11,3 millions, +9,3 %) composent les trois premiers marchés de la destination France (source : DGE).

33,8 millions : c’est le nombre d’arrivées touristiques en 2017 à Paris et sa région, soit une hausse de 2,9 millions par rapport à 2016. Une progression davantage marquée par la clientèle internationale (+13,7 %) que par la clientèle française (+5,9 %). Certains retours sont même spectaculaires, tels ceux des Chinois (+17,8 %) et des Japonais (+32,8 %).

Avec 17,1 millions d’arrivées au premier semestre 2018, Paris et sa région enregistrent leur meilleure performance touristique de tous les temps, soit une augmentation de 4,1 % par rapport à 2016.

543 000 : c’est le nombre d’arrivées chinoises dans les hôtels franciliens au premier semestre 2018, soit une augmentation de 5,4 %. Depuis 10 ans, elles ont progressé de 361 % !

A 81,7 %, les Français ont décidé de passer leurs vacances d’été 2018 en France selon les données Eurostat qui précise que le nombre moyen de nuitées est de 5,2 pour une dépense de 65 euros par nuit.

Les stations de ski ont retrouvé leur clientèle lors de l’hiver 2017/2018 : +7,5 % dans les Alpes, +12,6 % dans les Pyrénées, +10,7 % dans les Vosges, +8,4 % dans le Jura et +6,1 % dans le Massif Central. Cependant, selon l’Insee, la hausse globale des nuitées ne suffit pas à compenser la baisse de l’hiver précédent (-8,9 %).


Christian Mantei © Greg Soussan3 questions à Christian Mantéi,
Directeur général d’Atout France

Comment se comporte votre secteur d’activité en 2018 ?

2018 s’annonce une année plutôt prometteuse pour le tourisme en France et les arrivées internationales y contribuent largement. On note notamment une forte hausse des arrivées aériennes en provenance de Chine, du Japon, des Etats-Unis ou d’Allemagne.

Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur lors des douze derniers mois ?

Selon l’OMT, le nombre de voyageurs internationaux dans le monde devraient augmenter de 3,3 % par an entre 2010 et 2030, pour atteindre 1,8 milliard d’ici 2030. On a beaucoup parlé cette année de la saturation touristique que certains sites dans le monde ont pu connaître. Cette tendance, qui commence à se manifester en France, doit absolument être anticipée en mettant en place des systèmes de régulations, des aménagements adaptés à chaque destination et ainsi préserver ce qui attire les voyageurs en France : notre patrimoine naturel et culturel.

IFTM/Top Resa fête ses 40 ans cette année, comment souhaiteriez-vous voir évoluer le salon ?

Depuis sa création à Deauville en 1979, le salon a toujours très positivement évolué en prenant en compte les innovations qui, au fil des ans, ont bouleversé nos métiers. Comme je le disais précédemment, l’offre pour un tourisme plus responsable doit être aujourd’hui plus largement valorisée. Je sais qu’un village du Tourisme Durable a été créé en 2017, c’est une première étape. Je souhaiterais que ce village disparaisse au profit d’une intégration de cette démarche responsable dans l’offre même de chaque organisme exposant.