Tourism Set to Account for 22% of Greece’s GDP by 2020

Exclusive Interview: Greek Minister for Tourism, Elena Kountoura

Greece has become a top destination for French tourists, with over two-million expected to visit the country this year. The country’s Minister for Tourism, Elena Kountoura, spoke to IFTM Daily about how she sees tourism developing in her region.

Tourism unites people, and we are witnessing a huge increase in global travel. It’s all about open borders, freedom and democracy, and the right of everyone to be able to travel. At the same time, the megatrend is for people, when traveling, to seek authentic experiences. In the past, there were a lot of all-inclusive packages, but in the last two years we have been developing, with our regional offices, a lot of thematic products so we can give a broad number of different opportunities and choices to our visitors.

In Greece, we attempt to promote a balance with sustainable tourism in such a way to enable tourists to truly benefit from what the regions have to offer. Our historical and cultural product range is huge. It’s not only the Acropolis, the museums, Poseidon or Delphe or Meteora, it’s something bigger. It’s the root of western civilization, and in that sense, everyone has a dream to visit the country that spawned democracy, philosophy, and the Olympic Games. But in order to promote the entire Greek territory, we have developed thematic travel – for example religious tourism, with all the monuments that can be found here, or the holy mountain. We have the Greek gastronomy, there is a big interest in MICE tourism, and we have beautiful weather, so people can enjoy the outdoors while here for business. Then there’s nautical tourism, for which we are very famous, but also we are promoting winter sports, cycling tours, rock-climbing, and wellness and medical tourism thanks to our over 700 thermal centres.

THE MEGATREND IS FOR PEOPLE, WHEN TRAVELING, TO SEEK AUTHENTIC EXPERIENCES.

Tourism is a priority for the Greek government. It’s 20% of our GDP, and one out of five jobs. Tourists coming to Greece find not only good quality for money, but also high quality and services. To continue in this sense, our goal is to continue to upgrade infrastructure and services.

Last year or so, we launched five “pillars” for the forward movement of tourism:

  • Prolonging the summer season and introduce a 365-day destination, which we succeeded in doing in 2016, and 2017 is doing even better. Each year we have a new record. In 2015, with all the difficulties Greece has at that time, we had 26-million tourists. In 2016, we had 28-million tourists, and 2017 we will top 30-million, which is pretty good when you consider our population is only 10.5-million;
  • Introducing new destinations. There are so many hidden pearls with so much to offer;
  • Reinforcing the offering with new thematic products;
  • Opening new markets like China and the Middle East, to reinforce Russia and also the US. This has required a lot of negotiation, as well as agreements with big tour operators, local tour operators, all the associations of travel agents, and at the same time, with airlines – to ensure direct connectivity, which is very important (i.e. new Toulouse – Santorini flights);
  • Attracting new investment in hotels and resorts – for new builds and renovations (30% renovations and 70% new builds). In 2015, we had about 30 applications, in 2016 there were 162, and so far, this year, there have been more than 80.

What is your goal for the future of tourism in Greece?

For 2020, we aim to have more than 35-million tourists and more than 20% extra capacity, and for tourism to account for 22% of GDP.


Le tourisme devrait représenter 22 % du PIB de la Grèce d’ici 2020

Entretien exclusif avec Elena Kountoura, ministre du tourisme de la Grèce

La Grèce est devenue une destination privilégiée pour les touristes français, dont plus de deux millions devraient visiter le pays cette année. La ministre du Tourisme de la Grèce, Elena Kountoura, a expliqué à IFTM Daily la façon dont elle voit le tourisme se développer dans son pays.

Le tourisme unit les gens et nous assistons, au niveau mondial, à une forte augmentation des voyages. Tout est question de frontières ouvertes, de liberté et de démocratie, et du droit pour chacun de pouvoir voyager. Dans le même temps, la tendance la plus forte aujourd’hui est, pour les voyageurs, la recherche d’expériences authentiques. Par le passé, il y avait beaucoup de forfaits tout compris mais, au cours des deux dernières années, nous avons développé, avec nos bureaux régionaux, beaucoup de produits thématiques afin que nous puissions offrir un large éventail de possibilités et de choix à nos visiteurs.

LA TENDANCE LA PLUS FORTE AUJOURD’HUI EST, POUR LES VOYAGEURS, LA RECHERCHE D’EXPÉRIENCES AUTHENTIQUES.

En Grèce, nous tentons de promouvoir un équilibre avec le tourisme durable de manière à permettre aux touristes de bénéficier réellement de ce que nos régions ont à offrir. Notre gamme de produits historiques et culturels est énorme. Ce ne sont pas seulement l’Acropole, les musées, le temple de Poséidon, Delphe ou les monastères des Météores, c’est quelque chose de plus grand. Ce sont les racines de la civilisation occidentale et, en ce sens, chacun a rêvé de visiter un jour le pays qui a engendré la démocratie, la philosophie et les Jeux Olympiques. Aussi, pour promouvoir l’ensemble du territoire grec, nous avons développé des voyages thématiques comme le tourisme religieux – avec tous nos monuments et la Sainte- Montagne – ou la gastronomie grecque. Nous observons un grand intérêt pour le MICE car, grâce à notre météorologie favorable, il est possible de profiter des extérieurs tout en étant ici pour affaires. Ensuite, il y a le tourisme nautique, pour lequel nous sommes très réputés, mais nous faisons également la promotion des sports d’hiver, des randonnées à vélo, de l’escalade, du tourisme de bien-être et médical grâce à plus de 700 instituts thermaux.

Le tourisme est une priorité pour le gouvernement grec. Il pèse pour 20 % dans notre PIB et représente un emploi sur cinq. Les touristes venant en Grèce y trouvent non seulement un très bon rapport qualité/prix mais, aussi, une grande qualité de vie et de nombreux services. Pour poursuivre dans ce sens, notre objectif est de continuer à améliorer l’infrastructure et les services.

L’année dernière, nous avons lancé cinq “piliers” pour que le tourisme continue à aller de l’avant :

  • Prolonger la saison estivale et proposer une destination pour les 365 jours de l’année, ce que nous avons réussi à faire en 2016, et nous faison encore mieux en 2017. Chaque année, nous enregistrons un nouveau record. En 2015, malgré toutes les difficultés que la Grèce a connu à cette époque, nous avons reçu 26 millions de touristes. En 2016, ils étaient 28 millions et, en 2017, nous allons atteindre les 30 millions de touristes, ce qui est très bien lorsque l’on considère que notre population ne compte que 10,5 millions d’habitants ;
  • Présenter de nouvelles destinations : il y a tant de perles cachées qui ont tellement à offrir ;
  • Renforcer l’offre avec de nouveaux produits thématiques ;
  • Ouvrir de nouveaux marchés comme la Chine et le Moyen-Orient et renforcer ceux de la Russie et des États-Unis. Cela a nécessité beaucoup de négociations ainsi que des accords avec de grands tour-opérateurs, des voyagistes locaux, avec toutes les associations d’agents de voyages et, en même temps, avec les compagnies aériennes – pour assurer des liaisons directes, ce qui est très important (comme par exemple les nouveaux vols Toulouse-Santorin) ;
  • Attirer de nouveaux investissements dans des hôtels et des centres de villégiature, soit pour des constructions nouvelles (70 %), soit pour des rénovations (30 %). En 2015, nous avions environ 30 programmes, en 2016 il y en avait 162etcetteannée,àcejour,ilyaeu plus de 80.

Quel est votre objectif pour l’avenir du tourisme en Grèce ?

Pour 2020, notre ambition est d’accueillir plus de 35 millions de touristes et d’avoir plus de 20 % de capacité supplémentaire, et que le tourisme représente 22 % du PIB.