Bringing Europe and the Seychelles Closer Together

Exclusive Interview: Maurice J. L. Loustau-Lalanne, Minister for Tourism, Civil Aviation, Ports and Marine, Republic of Seychelles

How is tourism growth being promoted in the Seychelles today? We put the question to Maurice J. L. Loustau-Lalanne, Minister for Tourism, Civil Aviation, Ports and Marine, Republic of Seychelles.

Our first concern is in relation to air access to the Seychelles. For some time now, access from Europe to the Seychelles has always been via the Gulf. The European market has been crying for direct flights, and we have now managed, in 2017, to negotiate and have more direct flights to the Seychelles. As you know, Air Seychelles was the only carrier running three services a week from Paris, but now British Airways and Air France will start direct flights, beginning in summer 2018. So, that gives our main source market, which is Europe, much better connectivity, and will bring back different segments, especially from the UK market. Austrian Airlines will begin direct flights from Vienna this winter as well.

What about new hotels?

In March 2018, the new Four Seasons Hotel will open its doors, and in 2019, Beachcomber will reopen. They had been operating an 80-room hotel, and they will reopen with a 295-room property. There are two other projects. One is on an island 60 nautical miles south of the Seychelles, a five-star 60-villa property. And Ritz Carlton will be opening a new resort in 2019.

WE DID NOT INVENT THE WORD ECOTOURISM, WE DID NOT INVENT THE WORD SUSTAINABILITY IN TOURISM, BUT WE HAVE BEEN PRACTICING BOTH OF THOSE PRINCIPLES SINCE 1971

What makes the Seychelles different and unique?

When we started tourism in July 1971 with the opening of the airport, we realised from day one that the only thing we have is the natural beauty of the Seychelles, and this is what we are still selling. We did not invent the word ecotourism, we did not invent the word sustainability in tourism, but we have been practicing both of those principles since 1971. And today, the one attraction we offer is the natural beauty of the Seychelles in its pristine condition. To achieve this, we have kept the Seychelles in the upper segment. It’s not cheap, but I can say that Seychelles today is by far the safest destination of its kind. It’s becoming more affordable as the competition heats-up, and we still offer that natural beauty we need to preserve for generations. Otherwise if we lose that we have nothing else to offer.

What’s happening with the Vanilla Islands project at the moment?

It’s a project that started a long time ago with some European Union financing. We created an identity, and then it fizzled out, because we couldn’t get the air access sorted out. And then recently, the former Minister of Tourism of the Seychelles, Alain St.Ange rekindled the idea, and the Vanilla Islands today is more structured. In fact, we have a meeting here at IFTM of the Vanilla Islands. I think the first objective has to be to develop cruise tourism. This is more organic for our region. We need to invest some money and provide cruises between the Vanilla Islands. This is because we are islands at different levels of development in tourism. We cannot afford or expect all islands to reach the same level, so we have to start with something, and I think cruising lends itself very well. Then we need the air access. We need to think out of the box; we need to stop being over- protective of traffic rights between us, so that we can open up the market a bit more. That will be a second phase.

We will need to get the COI – the Indian Ocean Commission – to agree to a more open sky policy within our region, then it will happen. There’s great potential. We all have different assets and complement each other, and it makes for a great holiday.

Photo: Maurice J. L. Loustau-Lalanne, Minister for Tourism, Civil Avia- tion, Ports and Marine, Republic of Seychelles

 


Rapprocher l’Europe et les Seychelles

Entretien exclusif avec Maurice J. L. Loustau-Lalanne, ministre du Tourisme, de l’Aviation civile, des Ports et de la Marine de la République des Seychelles

Comment la croissance du tourisme aux Seychelles se développe-t-elle aujourd’hui­­­ ? Nous avons posé la question à Maurice J. L. Loustau-Lalanne, ministre du Tourisme, de l’Aviation civile, des Ports et de la Marine des Seychelles.

Notre première préoccupation concerne les liaisons aériennes avec les Seychelles. Depuis quelque temps, pour accéder aux Seychelles à partir de l’Europe, il fallait passer par le Golfe Persique. Le marché européen a réclamé des vols directs à cor et à cri et nous avons réussi, en 2017, à négocier et à obtenir plus de vols directs vers les Seychelles. Comme vous le savez, Air Seychelles était le seul opérateur qui exploitait trois rotations par semaine à partir de Paris mais, désormais, British Airways et Air France opéreront des vols directs à partir de l’été 2018. Donc, cela procurera à notre principal marché émetteur, à savoir l’Europe, une bien meilleure connectivité et permettra de toucher à nouveau différents segments comme le marché britannique. De même, Austrian Airlines mettra en place des vols directs à partir de Vienne cet hiver.

NOUS N’AVONS PAS INVENTÉ LE MOT “ÉCOTOURISME”, NOUS N’AVONS PAS INVENTÉ L’EXPRESSION “TOURISME DURABLE”, MAIS NOUS PRATIQUONS CES DEUX PRINCIPES DEPUIS 1971.

Qu’en est-il de nouveaux hébergements ?

Le nouveau Four Seasons Hotel ouvrira ses portes en mars 2018 et le groupe Beachcomber va rouvrir son hôtel en 2019. Il s’agissait d’un hôtel de 80 chambres et lors de sa réouverture l’établissement en comptera 295. Il y a deux autres projets : l’un est sur une île à 60 milles nautiques au sud des Seychelles – une propriété cinq étoiles de 60 villas – et l’autre l’ouverture d’un nouvel établissement par Ritz Carlton en 2019.

Qu’est-ce qui rend les Seychelles différentes et uniques ?

Lorsque nous nous sommes lancés dans le tourisme, en juillet 1971, avec l’ouverture de l’aéroport, nous avons réalisé dès le premier jour que la seule chose que nous avions à offrir était la beauté naturelle des Seychelles, et c’est toujours ce que nous vendons. Nous n’avons pas inventé le mot “écotourisme”, nous n’avons pas inventé l’expression “tourisme durable”, mais nous pratiquons ces deux principes depuis 1971. Et, aujourd’hui, notre seul attrait est la beauté naturelle des Seychelles dans sa condition immaculée. Pour ce faire, nous avons positionné les Seychelles dans le haut de gamme. Les Seychelles ne sont pas une destination bon marché, mais je peux dire qu’il s’agit aujourd’hui, et de loin, de la destination la plus sûre de son genre. Elle devient plus abordable car la concurrence fait rage, mais nous offrons toujours cette beauté naturelle que nous devons conserver pour les générations futures. Sinon, si nous perdons cela, nous n’aurons rien d’autre à proposer.

Qu’en est-il du projet des Îles Vanille aujourd’hui ?

C’est un projet que nous avons lancé il y a longtemps avec un financement de l’Union Européenne. Nous avons créé une identité et puis ça s’est effondré car nous n’avons pas pu régler les problèmes d’accès aérien. Récemment, l’ancien ministre du Tourisme des Seychelles, Alain Saint-Ange, a relancé l’idée et les îles Vanille sont aujourd’hui plus structurées. D’ailleurs, nous avons eu une réunion des Îles Vanille à IFTM. Je pense que le premier objectif est de développer le tourisme de croisière. C’est la base pour notre région. Nous devons investir et organiser des croisières entre les îles Vanille. Car nos îles ont différents niveaux de développement touristique. Nous ne pouvons pas nous permettre d’espérer que toutes les îles atteignent le même niveau, alors nous devons commencer par quelque chose, et je crois que la croisière s’y prête très bien. Ensuite, nous avons besoin d’accès aérien. Notre réflexion doit évoluer ; nous devons cesser de nous surprotéger par des taxes douanières entre nous afin d’ouvrir un peu plus le marché. Ce sera une deuxième étape. Pour cela, nous devrons obtenir de la COI – la Commission de l’Océan Indien – qu’elle accepte une politique aérienne plus ouverte dans notre région. Le potentiel est immense. Nous avons tous des atouts différents et nous sommes complémentaires, alors ça créerait de bons séjours pour les vacances.

Photo : Photo: Maurice J. L. Loustau-Lalanne, Ministre du Tourisme, de l’Aviation civile, des Ports et de la Marine de la République des Seychelles