Le Voyage D’affaires

L’essentiel

3,5 %

Telle serait la hausse en 2017 des dépenses de voyages d’affaires en France, à plus de 28,2 milliards d’euros selon le cabinet Epsa. L’activité intermédiée (via une agence de voyages/TMC) représenterait 57 % du marché en 2017 contre 73 % en 2011 et sans doute seulement 50 % en 2020.

L’événement

La révolution de la distribution des compagnies aériennes va plus vite que prévu ! A compter du 1er novembre prochain, les deux principales compagnies du groupe IAG, British Airways et Iberia, vont appliquer des surcharges aux réservations effectuées via un GDS. Elles emboîtent ainsi le pas de Lufthansa qui avait inauguré cette pratique en 2015 en facturant 16 euros de surcharge. Destinée à favoriser les canaux directs de réservation, cette mesure va aussi accélérer la mise en œuvre du NDC, une nouvelle norme dont l’objectif est de moderniser la distribution des produits aériens auprès des agences de voyages, des entreprises et des voyageurs d’affaires eux-mêmes grâce, notamment, à davantage de personnalisation.

Les chiffres clés

70 % des PME-PMI gèrent leurs notes de frais sans outil d’après un sondage réalisé par Ticket Travel Pro sur les déplacements professionnels des PME-PMI. Et dans 64 % des cas, ces petites structures ne disposent même d’aucun reporting.

53 772,87 euros

C’est le coût moyen par an et par entreprise de la fraude aux notes de frais selon Captio. Le coût moyen de la fraude par employé s’établit à 699,47 euros. Les TPE et les PME sont plus touchées par ce phénomène (15 % des notes) que les grandes entreprises (10 %).

37 % des voyageurs français qui ont accès à un OBT (online booking tool) privilégient ce dernier au moment de la réservation, devant la réservation directe (26 %), les agences en ligne (24 %) et les TMC (13 %) selon une étude Concur/ GBTA.

48 % des voyageurs d’affaires français se sentent moins en sécurité lorsqu’ils sont en déplacement à l’étranger pour le travail selon une étude d’Egencia.

En France, seuls 53 % des voyageurs d’affaires déclarent que leur entreprise à une politique voyages, soit moins que la moyenne de l’ensemble des pays interrogés (64 %), toujours selon la même étude d’Egencia.

53 % des voyageurs d’affaires français ne passent pas par le fournisseur de voyages (compagnie aérienne, chaîne d’hôtel…) privilégié par l’entreprise s’ils estiment que cela n’est pas pratique selon une étude Concur/GBTA.

25 % des salariés français accepteraient un salaire inférieur en échange de voyages d’affaires plus fréquents selon une étude réalisée par Booking.com Business.


3 questions à Michel Dieleman Président de l’AFTM (Association française du travel management)

Comment se comporte votre secteur d’activité en 2017 ?

Les fortes évolutions technologiques et l’émergence de startups modifient le paysage économique du travel management. Un “challenge” pour les acteurs traditionnels face à des startups qui proposent des services personnalisés, plus ergonomiques, qui les incitent à innover malgré le handicap structurel et social inhérent aux grandes entreprises.

Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur lors des douze derniers mois ?

Au risque de paraître peu original, c’est l’innovation qui me semble la plus prégnante des évolutions. Pour faire court, on peut dire qu’à l’évidence notre secteur accorde désormais une place importante à la personnalisation des prestations liées aux déplacements professionnels, une amélioration qui vise à apporter au voyageur des expériences nouvelles lors de son déplacement. Des procédures qui peuvent aussi simplifier la gestion de son dossier et qui favorisent l’intégration des offres collaboratives.

Quels sont les deux défis majeurs auxquels est confronté votre secteur ?

Selon moi, les deux défis majeurs sont :
• De savoir déceler, parmi les solutions innovantes, celles qui auront un réel avenir et apporteront une incontestable valeur ajoutée au voyageur, au travel manager et à l’entreprise.

• De mieux maîtriser le traitement des données générées depuis la réservation jusqu’au retour du déplacement. L’enjeu n’est pas nouveau, pourtant on est encore loin de “dompter” le sujet et d’utiliser les datas à des fins de meilleure prédiction, de contrôle optimisé de l’activité et de bonification de la stratégie de l’entreprise en matière de travel management •