Le Transport Ferroviaire

L’essentiel

567 millions d’euros

C’est le bénéfice net de la Sncf en 2016 contre une perte colossale de 12,2 milliards d’euros en 2015, liée à des dépréciations d’actifs. Quant au chiffre d’affaires, il progresse de 2,8 %, à 32,3 milliards d’euros mais est en baisse de 3,6 % à périmètre constant.

L’événement

Près de 40 ans après le lancement du TGV, la Sncf a décidé d’en abandonner l’appellation au profit de inOui. Objectifs : donner plus de lisibilité à la segmentation de son offre entre les rames low cost Ouigo lancées en 2013 et ces nouveaux TGV premium au confort supérieur. La compagnie ferroviaire poursuit ainsi la déclinaison de la marque ombrelle “Oui” après les trains Ouigo, les autocars Ouibus, la location de voitures entre particuliers Ouicar et l’agence de voyages Oui.sncf qui remplacera Voyages.sncf.com début décembre prochain. Une stratégie destinée à regagner des clients dans les TGV et à mieux affronter la concurrence prévue en 2020.

Les chiffres clés

700 millions d’euros

C’est, d’après une estimation de la sncf, le coût des grèves, des attentats et autres événements en 2016.

15,1 milliards d’euros

C’est le chiffre d’affaires de l’activité voyageurs, en hausse de 1,1 % par rapport à 2015.

1,9 %

C’est l’augmentation du trafic TGV hors grèves en 2016 alors que les offres low cost (Ouigo, Ouibus, Ouicar) sont en forte progression de 76 %.

4,1 milliards d’euros

C’est le volume d’affaires réalisé en 2016 par Voyage-sncf.com, soit une baisse de 1,4 % malgré un nombre de billets vendus en progression : 86 millions contre 83 en 2015.

2h04

C’est le temps que met le TGV sur la nouvelle ligne à grande vitesse entre Paris et Bordeaux inaugurée en 2017 alors que Rennes n’est plus désormais qu’à 1h27 de la capitale.

48 euros

Tel est le prix moyen d’un billet Sncf en 2016 (TGV et Intercités confondus), stable par rapport à 2015. Entre 2011 et 2015, ce même billet avait augmenté de 13,95 %.

Objectif de l’offre low cost Ouigo

Faire passer sa part dans le trafic total des TGV de 5 % à 25 % d’ici 2020. Un pari qui nécessitera d’augmenter de 12 à 35 le nombre de rames d’ici trois ans.