Le Tour-Operating

L’essentiel

3,75 millions

C’est le nombre total de clients des tour-opérateurs français partis dans le cadre d’un voyage à forfait en 2015-2016 selon le Seto (Syndicat des entreprises du tour-operating), soit une baisse de 4 % par rapport à 2014- 2015. Du fait de la hausse de la recette unitaire (+2,1 %), le volume d’affaires total des TO sur la même période a subi un moindre repli, à -2 % pour un total de 3,9 milliards d’euros.

L’événement

Enfin ! Cela faisait des années que les tour-opérateurs attendaient de tels chiffres de reprise. Sur l’hiver 2016-2017, les ventes de voyages à forfait ont totalisé un volume d’affaires de 1,58 milliard d’euros, en hausse de 3,4 %, pour une recette unitaire en progression de 1,3 %. Le long-courrier affiche même une hausse inédite de 6,1 %. A fin mai, les premiers résultats de l’été confirment l’évolution très positive de l’activité, toutes les régions profitant du vent de reprise : le moyen-courrier (+6 %), le long-courrier (+7 %) et la France (+4 %). Même les destinations du Maghreb et du Moyen-Orient redémarrent, à l’image de la Tunisie, du Maroc et de l’Egypte.

Les chiffres clés

2,26 millions C’est le nombre de clients partis en forfait moyen- courrier en 2015-2016, soit une baisse de 6 %, pour un chiffre d’affaires de 1,82 milliard d’euros et une recette unitaire stable à 808 euros (source : Seto).

722 500 clients sont partis en forfait long-courrier en 2015-2016, soit une baisse de 1,3 %, pour un chiffre d’affaires de 1,62 milliard d’euros et un panier moyen en hausse de 4 %, à 2 254 euros (source : Seto).

Avec 765 000 clients, la France reste la première destination des Français. L’hexagone est resté stable en 2015-2016 avec mais avec un chiffre d’affaires en hausse de 1,4 %, à 405 millions d’euros (source : Seto).

Avec 335 000 clients, les Canaries ont été la destination moyen-courrier préférée des Français devant les îles grecques

(282 000), la Grèce continentale (250 000), l’Espagne continentale (250 000) et les Baléares (176 000). Sans oublier la belle percée du Portugal (+27 %). Sur la même période, les destinations du Maghreb et du Moyen-Orient poursuivent leur chute : la Turquie plonge de 73 %, comme la Tunisie (-71 %), l’Egypte (-54 %) et dans une moindre mesure le Maroc (-27 %).

+34 % C’est la plus belle progression en forfait long-courrier en 2015-2016, enregistrée par le Japon devant l’Indonésie et la Nouvelle-Zélande (+29 %), la Thaïlande (+23,6 %) et Cuba (+22 %).

25 %

C’est la part des ventes directes des tour-opérateurs via leurs sites internet sur l’hiver 2016-2017, soit une hausse de 3,7 % par rapport à la même période l’année précédente. En quatre ans, ces ventes directes ont doublé.

42,4 % des Français ont déclaré que les régimes politiques peuvent avoir une influence sur le choix de leurs destinations selon un sondage mené par Easyvoyage.


3 questions à René-Marc Chikli Président du Seto

Comment se comporte votre secteur d’activité en 2017 ?

L’année 2017 est globalement bien lancée et cela sur toutes les grandes zones géographiques. Pour la très haute saison en Europe du Sud,

le challenge des tour-opérateurs consiste à sécuriser les capacités hôtelières permettant de répondre à la demande. Dans ce contexte, la reprise des destinations de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient constitue un vrai vecteur d’opportunités pour maintenir la croissance de l’activité sur la saison été 2017.

Quelle est, selon vous, l’évolution la plus marquante de votre secteur lors des douze derniers mois ?

En dehors de la gestion opérationnelle des risques et des transformations technologiques, 2017 est marquée par l’anticipation les évolutions à venir dans notre secteur : côté réglementaire, nous sommes en train de préparer l’application de la directive sur les voyages à forfait et, côté institutionnel, un ensemble d’acteurs du tourisme a réussi de se réunir dans une confédération.

Quels sont les deux défis majeurs auxquels est confronté votre secteur ?

Il faut connaître et interagir avec les clients afin de pouvoir répondre à l’évolution de leurs attentes en mettant en avant la valeur ajoutée des tour-opérateurs, d’une manière pertinente et en capitalisant sur le cœur de métier des TO, notamment sur la conception et l’accessibilité tarifaire de leurs produits. Mais aussi en faisant évoluer les modes de production, la communication et les canaux de distribution. Puis il faut mettre en place les solutions technologiques le permettant et assurer un développement organisationnel cohérent •